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La sécurité

Le plus important quand on fait du freeride !!!

Encore aujourd'hui, beaucoup de freeriders ne sont pas encore conscients des risques encourus lorsqu'ils quittent les pistes balisées.

Ils n'ont aucune notion des données météorologiques et nivologiques en fonction du terrain et parfois ils ne sont même pas équipés !

Il faut une connaissance de fond : bulletin météo et bulletin d'estimation des risques d'avalanche. Connaissance du terrain : orientation d'une pente, trajet du vent par rapport à cette pente etc...

Les freeriders "occasionnels" qui n'ont aucune connaissance du manteau neigeux, des conditions météorologiques devraient s'abstenir de sortir des pistes. Il faut savoir qu'en montagne, le temps peut passer du rayon de soleil à la tempête en très peu de temps, surtout au-dessus de 3'000 mètres.

L'équipement est CRUCIAL ! L'A.r.v.a. (appareil de recherche de victimes d'avalanche) est indispensable ! De plus, il est primordial de prendre des cours avec un professionnel (ex. guide de haute montagne) afin de connaître les techniques de recherche pour optimiser son efficacité. Cet appareil est relativement simple à manier mais il nécessite un emploi régulier pour que l'utilisateur puisse agir rapidement.
La pelle et la sonde sont aussi très importantes. A quoi sert d'avoir un A.r.v.a. pour détecter un pote qui a été emporté dans une avalanche si on a pas de quoi le trouver et le sortir de là ?

Ne pas partir seul. Avoir de la distance entre chaque freerider, ne pas se lancer tous en même temps, s'informer sur le danger d'avalanche, connaître le manteau neigeux, connaître les prévisions météorologiques, contourner les accumulations récentes de neige soufflée, éviter les charges brusques (chute, saut). Il faut savoir qu'une chute équivaut à une charge de plus d'une demi-tonne pour le manteau neigeux ! Couper la pente le plus haut possible pour ne pas se faire embarquer si une avalanche se déclenche, laisser tomber les bâtons avant de se faire emporter et essayer de déchausser (si on a le temps biensure) sont des règles primordiales à connaître avant de faire du freeride.

Si vous n'êtes pas d'un très bon niveau de ski sur piste, laissez tomber le freeride ! Cela m'enrage de voir certains skieurs dont le niveau de ski est parfois assez moyen, s'aventurer dans des couloirs et descendre en s'arrêtant toutes les 10 secondes. Ce qu'il faut savoir, c'est que si vous restez coincé en montagne, ce n'est pas seulement votre vie que vous risquez mais très souvent la vie des sauveteurs (qui font un travail remarquable).

La plupart des pentes avalancheuses sont évidentes : une grande pente, une combe ou un goulet au dessus de la forêt. Mais une petite coulée entre les arbres peut être tout aussi dangereuse. L'angle de la pente comme je l'ai indiqué dans l'article sur les avalanches est déterminant. Chaque fois que la météo apporte une pression supplémentaire sur le manteau neigeux (nouvelle neige, neige soufflée) ou réduit la solidité (froid prolongé ou dégel), le danger d'avalanche augmente. Les avalanches récentes sont les meilleurs indices d'une neige instable, comme de la neige craquelée. La neige humidifiée par le dégel ou par la pluie peut aussi être dangereuse. L'erreur la plus fréquente des freeriders, c'est de croire que la présence de traces est un gage de sécurité. C'est clair que la présence de nombreuses traces minimise le risque d'avalanche puisqu'une pente régulièrement parcourue est plus stable mais une avalanche peut très bien survenir après le passage de quelques skieurs. Il faut être très vigilant aux variations de température, une pente peut être praticable le matin mais devenir très dangereuse l'après-midi. Il ne faut jamais croire qu'une pente est toujours sûre car on en a jamais vu partir d'avalanche. Il faut être à l'écoute des signaux d'alertes de la montagne : les bruits de « woum » et apparition de fissures lorsqu'on s'avance dans la neige par exemple.   

Comme je l'ai indiqué précédemment, freeride ne va pas sans A.r.v.a.

Une assurance complémentaire est le sytème RECCO. C'est un petit réflecteur (les secours, eux ont le détecteur) intégré dans les vêtements, les chaussures, les casques etc... Il permet une localisation directionnelle rapide de la victime. Attention, ce système ne remplace pas l'A.r.v.a, c'est une aide supplémentaire.

De nouveaux sacs ont fait leur apparition. Ils sont appelés sacs ABS ou sacs Airbag. C'est un sac dont on tire une poignée et 2 « airbags » de 75 litres chacun se gonflent ce qui vous permet d'être plus volumineux et donc de rester en surface. Il n'y a pas eu beaucoup d'études sur l'efficacité de ces sacs mais les statistiques qui ont été effectuées démontrent que 95 % des personnes qui ont été prises dans une avalanche et qui portaient un tel sac, sont restées à la surface et s'en sont sorties. L'inconvénient : Le prix très élevé.  

Pour finir, je voudrais tout simplement dire que personne n'est à l'abri des avalanches, même pas les guides chevronnés et freeriders professionnels. Ce qui est important, c'est de mettre toutes les chances de son côté et de ne pas prendre des risques inconsidérés.

C'est la montagne qui décide de vous laisser repartir ou de vous emmener dans sa demeure à tout jamais. C'est elle la reine, nous ne sommes rien à côté d'elle !



Une pensée à tous les alpinistes, skieurs et snowboardeurs qui ont perdu la vie en montagne



 

 



Posté le 01/03/2007 | 56 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

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