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Mon passage au Morning-Live :

Hit de la douche / Morning-Live


Les suivantes sont tirées de ma vidéo que j'ai intitulé : Mongolito, ma vie, mon oeuvre... Le pire, c'est que je suis comme ça depuis tout petit ! Des dizaines et des dizaines de personnages qui sont dans ma tête et contre qui je ne peux pas lutter :).

Elles ont toutes été filmées un jour de Noël, il y a environ 9 ans...


Tito, l'écureuil

Foune de

Dr Energizer et son patient

René moniteur de ski à Verbier

DJ Mimi

Afroman

Michael, l'orphelin

Rodrigo est ses problèmes buccaux

Le Domestos, c'est de la drogue !

Professeur Dabrouchka

Slow Star

Toufik, pas content !

Jackie Chane

Le boxeur

Lindaouch

Marlyse, femme battue







Posté le 18/11/2007 | 18 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Les avalanches



Les différents types d'avalanches



L'avalanche de poudreuse

Elle est formée de neige fraîche dont les cristaux sont enchevêtrés. Ces cristaux ne sont pas encore alourdis par la présence d'eau et permettent à la neige de tenir sur des pentes assez raides : c'est la cohésion de feutrage. Mais c'est un équilibre très précaire et la moindre perturbation ou même l'alourdissement par les chutes continuelles peut déclencher le glissement et donner lieu à des avalanches de poudreuse. Ces avalanches sont très fréquentes et très dangereuse car elles s'écoulent comme un "aérosol" et acquièrent une énergie considérable. Le souffle de l'avalanche est aussi surpuissant. Ces avalanches peuvent se déclencher plusieurs jours après les chutes si il y a peu de variations de température au sein de la couche de neige. En effet, les cristaux se colmatent et entraînent un tassement de la couche sous l'effet de son poids, ce qui fait disparaître la cohésion de feutrage.

 

L'avalanche de plaque

Elle est créée par l'action combinée de la neige déposée sur les pentes sous le vent et une mauvaise sous-couche. Sous l'action du vent, les cristaux se brisent et deviennent plus petits, ce qui leur permet de se souder entre eux. Cette très forte cohésion va solidifier la neige et elle va s'accrocher sur la pente comme une masse compacte. Si la sous-couche est mauvaise, l'ancrage est lâche et peut entraîner une avalanche de plaque. Parmi les phénomènes qui contribuent à créer une mauvaise sous-couche, il y a le givre des profondeurs ou neige pourrie qui se forme à la suite des variations de température entre le sol et la surface. L'avalanche de plaque est très traître car elle est imprévisible et peut se produire longtemps après une chute de neige, même lorsque les conditions sont idéales.

 

L'avalanche de neige humide

Elle se produit après un fort réchauffement qui humidifie le manteau neigeux. Ce sont essentiellement des avalanches de fonte qui ont lieu au printemps, mais elles peuvent parfois de produire pendant l'hiver en cas de fort réchauffement. Les avalanches de fonte sont la conséquence des phénomènes de gel et de dégel. Le dégel fait fondre les cristaux plus petits et l'eau ainsi créée va s'introduire entre les gros cristaux. Au regel, on obtient de nouveaux cristaux sans cohésion et qui sont encore plus sensibles au réchauffement. Après plusieures phases de gel et de dégel, la neige est tellement saturée en eau qu'elle perd toute cohésion et donne lieu à des coulées très lentes mais très lourdes et très puissantes.

 

Force des avalanches

Les petites avalanches peuvent être d'une épaisseur inférieure à 30 cm, être large de 20 à 30 mètres et avancer à 50 km/h.

Les avalanches moyennes peuvent atteindre 1 à 2 mètres d'épaisseur à la fracture, être larges de 100 à 500 mètres et avoir une vitesse de 100 km/h.

Les grandes avalanches craquent sur 2 à 3mètres d'épaisseur, avec une largeur de 1000 mètres et avancent à plus de 150 km/h.

 

Quand peut se déclencher une avalanche ?

Le risque d'avalanche augmente pendant les grosses tempêtes et les périodes de dégel. Plus de ¾ des avalanches se déclenchent pendant ou juste après une grosse tempête.

Il n'y a pas de loi qui dicte la quantité de neige à partir de laquelle les conditions deviennent dangereuses : cependant, plus il y a de neige, plus grand est le poids, plus grand est le danger.

Plus la neige tombe vite, plus le danger augmente rapidement. Par exemple : 30 cm de neige qui tombe en 6 heures est largement plus dangereux que 30 cm tombant en 24 heures. La stabilité du manteau peut être grandement affectée par les changements de température à l'intérieur de la neige. Des couches fragiles et solides apparaissent. La température de la neige affecte la vitesse à laquelle la neige gagne ou perd en solidité. La température de la neige est fortement influencée par la température de l'air et le rayonnement solaire. Quand la neige est chaude, elle se stabilise rapidement et devient plus solide, plus stable. Mais la fonte causée par une chaleur excessive, mouille la neige est dissout les liens entre les grains de neige et entre les couches. Cela peut rapidement augmenter le risque d'avalanches. Une pente stable le matin peut devenir instable l'après-midi !

 

Où se déclenchent les avalanches ?

Les avalanches se déclenchent très souvent sur des pentes raides. Le degré de la pente est le facteur le plus important de déclenchement des avalanches. Plus la pente se raidit, plus la pression sur la neige augmente. Le 90 % des avalanches partent sur des pentes de 30 à 45 degrés mais en cas de neige très instable, elles peuvent survenir sur des pentes faibles, voir plates, qui sont surplombées de pentes raides. La fracture peut partir du bas de la pente et se propager vers le haut, libérant la plaque.

Le plus souvent, les avalanches se déclenchent sur des pentes sous le vent. Le vent soulève la neige des pentes exposées et la dépose sur les pentes protégées sous forme de plaque à vent. Les accumulations de neige soufflée sont dangereuses pendant 1 à 3 jours, par grand froid, voir plus longtemps. Ces accumulations de neige soufflée se forment souvent dans les pentes à l'abri du vent, situées derrière les crêtes et les échancrures (col, brèches) ainsi que dans les pentes situées au-dessous de grandes surfaces peu inclinées ou lors de rupture de pentes. Il est évident que plus le vent est fort, plus l'accumulation sera importante.

La température et le rayonnement sont également primordiaux.

Une hausse rapide de la température affaiblit le manteau neigeux et signifie danger. L'activité avalancheuse augmente souvent fortement le 1er jour de beau temps après une période de précipitations, à cause du réchauffement. Des températures constamment basses conservent le danger, car les tensions ne sont pas supprimées. Par contre, si la température baisse à nouveau de manière marquante après une hausse importante, cela conduit à une consolidation du manteau neigeux. Le réchauffement lent et répété du manteau neigeux, accompagné d'un refroidissement consécutif, conduit également à la consolidation du manteau.

Quant à l'exposition au soleil d'une pente, les pentes protégées (faces nord) ont une neige plus froide (la neige se refroidit même encore durant la journée par beau temps) et plus fragile et les avalanches sont plus susceptibles de s'y déclencher. Si la pente est suffisamment raide et les couches de neige assez fragiles, les avalanches peuvent glisser sur n'importe quelle pente, qu'elles soit longue ou courte. Arbres, buissons et rochers ont tendance à ancrer la neige, mais n'empêchent pas nécessairement les avalanches.

 

Estimation du degré d'avalanche sur le terrain

Après s'être renseigné sur l'échelle de danger du risque d'avalanche (www.slf.ch/avalanche) dont la probabilité de justesse est d'environ 80 %, le danger doit être vérifié sur le terrain. Les signes d'alarme et la quantité critique de neige fraîche sont les outils les plus importants pour cette estimation.

Les signes d'alarme sont :

-   Les plaques de neige spontanées

-   Les déclenchements à distance

-   Les bruits de wouum

-   Les fissures qui se forment en pénétrant sur le manteau neigeux

Les quantités critiques de neige fraîche sont de 10-20 cm lors de conditions défavorables (beaucoup de vent, froid au début des chutes de neige, chute de neige sur une surface peu favorable - givre, croûte de fonte, glace, neige dure, veille neige). De 20-40 cm lors de conditions moyennes et de 40-60 cm lors de conditions favorables (peu de vent, chaud au début des chutes de neige, pente fréquemment parcourue).

 

Formule 3x3 - Méthode des filtres pour l'appréciation du danger d'avalanches


L'ensemble des critères "3x3" constitue la base visant l'estimation classique du danger d'avalanches.


 

Terrain

Conditions

Facteurs humains

 

1er filtre / Lors de la préparation de la course

 

-Comment est formé le terrain ?

-Itinéraires ?

-Ou sont les parties les plus raides ?

-Quelles sont les expositions critiques ?

-Altitude ?

-Y a-t-il d'autres dangers : chutes, crevasses, chutes de sérac ?

-…

 

-Bulletin d'avalanche

-Prévision météo

-Informations complémentaires

-Questions du principal danger

-…

 

-Qui sera présent ?

-De quelles compétences disposent les participants ?

-Qui est responsable ?

-Tout le monde a-t-il l'équipement nécessaire ?

-Tout le monde est-il informé ?

-…

 

2ème filtre / Au début et plusieurs fois pendant la course

 

-Mes représentations correspondent-elles à la réalité, en particulier concernant les dimensions, le relief, la déclivité et l'exposition ?

-Itinéraire initial ?

-Où puis-je observer le passage clé ?

-Variantes possibles d'itinéraires ?

-…

 

-Signes d'alarmes

-Neige fraîche/Vent ?

-Etat du manteau neigeux, est-il souvent parcouru ?

-Temps, chaleur, visibilité, tendances météo ?

-Degré du danger du bulletin ?

-Question du principal danger

-…

 

-Etat des participants ?

-Influence d'autres groupes ?

-Equipement OK ?

-Contrôler le plan horaire

-…

 

3ème filtre / Avant les passages clés

 

-Déclivité, relief ?

-Exposition ?

-Proche d'une crête ?

-Dimension de la pente ?

-Altitude ?                          

-Qui a-t-il au dessus/au dessous  de moi ?

-Dimension possible d'une plaque de neige

-Choix de la trace

-Zone en sécurité

-…

 

-Quantité de neige fraîche

-Accumulations

-Chaleur

-Visibilité

-Vieilles traces

-…

 

-Etat des participants ?

-Hésitations

-Alternatives / variantes

-Tactiques : distance, skier dans les traces, définir un corridor, communication

-…




Que faire si vous êtes pris dans une avalanche ?

Pour survivre à une avalanche, il faut avoir de la chance ! Une personne sur trois survit à une avalanche.  

 

Si vous êtes emportés :

  • Essayez de vous échapper sur le côté, attrapez un rocher ou un arbre
  • Si vous êtes projetés au sol, débarrassez-vous de vos bâtons et de vos  skis
  • Mettez les mains devant votre visage pour créer une poche d'air. Combattez l'avalanche en roulant sur le côté ou en essayant de faire de la brasse (comme à la piscine !)            

 

Que faire si l'un de vos amis est pris ?

  • Surveillez votre ami pour identifier la zone où il a été vu pour la  dernière fois
  • Appelez les secours organisés
  • Utilisez votre A.r.v.a, cherchez des indices et sondez
  • Dégagez la neige à l'aide d'une pelle

Premiers secours aux personnes ensevelies :

  • Libérer aussi vite que possible la tête et la poitrine, dégager les voies respiratoires, vérifier l'existence d'une cavité respiratoire

  • Bouche à bouche, massage simultané en cas d'arrêt cardiaque; poursuivre les mesures de réanimation jusqu'à la prise en charge du patient par le médecin.

  • Protection contre l'hypothermie

  • Position correcte

  • Assistance et surveillance continues


La mort peut survenir en quelques minutes, mais certaines victimes peuvent survivrent plusieurs heures sous la neige.

Il faut savoir qu'en Suisse, 80 % des alertes ont été données par téléphone portable.

Une alerte rapide, c'est une chose, mais fouiller la zone et trouver ceux qui sont ensevelis en est une autre. Un facteur crucial : le temps nécessaire à creuser. Une étude du Club Alpin Suisse a montré qu'il fallait déplacer 4m/3 de neige pour sortir une personne ensevelie sous 1 mètre de neige ! Soit l'équivalent de 2 tonnes de neige !!!


Un très bon site vous explique comment chercher, les zones dites préférentielles et la conduite à adopter pour les différents traumatismes.

http://www.ffme.fr/technique/neige/avalanche/secours/ft05.htm



Pour finir, j'ai sélectionné quelques vidéos qui font froid dans le dos…




Caméras embarquées

http://www.youtube.com/watch?v=jD1mfRRgRDA&mode=related&search=

http://www.youtube.com/watch?v=0fhbJRJmhlI        Regardez juste le début…



Avalanche à Veysonnaz (et non pas Verbier comme indiqué sur la vidéo) le 14.03.2006. Le pire de tout, c'est le stop stop...

http://www.youtube.com/watch?v=6qVwIuznFW0



Preuve qu'il n'y a pas besoin d'une forte déclivité pour qu'une avalanche parte...

http://www.youtube.com/watch?v=2KYNh6dXjM0

http://www.youtube.com/watch?v=r9e4Fz7i5r8



Si vous croyez que c'est un gage de sécurité si il y a déjà des traces et bien regardez...

http://www.youtube.com/watch?v=rKGBtGbmDEA



Enormes avalanches...

http://www.youtube.com/watch?v=6wZhtcFBXXY

http://fr.youtube.com/watch?v=ZAiahFMqWHE

http://video.google.fr/videoplay?docid=708948051870566155

http://www.youtube.com/watch?v=8aAFcbr8euA

http://www.youtube.com/watch?v=B0RWLxOFGLY


 

Une pensée à tous les alpinistes, skieurs et snowboardeurs qui ont perdu la vie en montagne


Posté le 15/03/2007 | 293 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Les montagnes

En voilà un sujet qui est vaste !

Bon, je ne vais pas vous parler de ce que je ressens pour la montagne, car j'en ai déjà parler dans ma présentation mais je vais plutôt aborder le côté découverte. Il y a beaucoup de chiffres mais je crois qu'il est aussi intéressant de connaître ça.

Je vais peut-être commencer par les Alpes valaisannes.

Il faut savoir qu'il y a 41 sommets à plus de 4'000 mètres dans les Alpes-valaisannes.

Le plus haut sommet est la Pointe Dufour (Mont-Rose) qui culmine à 4'634 mètres. 7 vallées de Suisse et d'Italie entourent le Mont Rose.

3 en Val d'Aoste : Valtournanche, le Val d'Ayas, la vallée du Lys

2 en Piémont : le Valsesia, la Vallée d'Anzasca

2 en Valais : la vallée de Saas Fée, la Vallée de Zermatt

Le Mont-Rose comporte 8 autres pics distincts : le Nordend (4'609 m.) / Zumsteinspitze (4'563 m.) / Pointe Gnifetti (4'554 m.) / Pointe Parrot (4'432 m.) / Ludwigshöhe (4'341 m.) / Corno Nero (4'322 m.) / Pyramide Vincent (4'215 m.) / Pointe Giordani (4'046 m.). Les accès les plus faciles aux sommets du Mont-Rose se font de Gressoney-la-Trinité et d'Alagna Valsesia. 1ère ascension le 01.08.1855 par Charles Hudson, J. Birkbeck, U. Lauener, C. Smyth, J. G. Smyth, E.J. Stevenson, J. Zumtaugwald et un porteur. 

Le Dom (4'545 mètres) est situé dans le massif des Mischabels. Il est le 3ème plus haut sommet des Alpes Suisse et il est entièrement situé en Valais, à l'ouest de Saas-Fee ce qui fait de lui le sommet le plus élevé qui est complètement dans le territoire Suisse. 1ère ascension le 11.09.1858 par J.L. Davies, Johann Zumtaugwald, Johann Kronig et Hieronymous Brantschen

Le Liksamm est une montagne à l'est du Cervin et à l'ouest du Mont-Rose entre le Valais et le Val d'Aoste. Il a un sommet oriental (4'527 mètres) et un sommet occidental (4'480 mètres). Surnommé parfois "le mangeur d'hommes". 1ère ascension le 19.08.1861 par beaucoup de monde et je vous les citerai pas tous :).

Bon, je ne vais pas vous citer les 41 sommets mais plutôt  en choisir quelques uns.

J'ai fait beaucoup de routes, vu énormément de montagnes et il y a un endroit en Suisse que je vous recommande tout particulièrement. C'est le Val d'Anniviers. De là, vous pourrez admirer une vue imprenable sur la "Couronne Impériale". Cette Couronne comporte 5 sommets à + de 4'000 mètres.

Le Weisshorn (4'506 m.) qui est le cinquième plus haut sommet des Alpes Suisses et il est considéré par la plupart des alpinistes comme l'un des sommets les plus difficile de Suisse. 1ère ascension le 19.08.1861 par John Tindall, Johann Joseph Brennen et Ulrich Wenger.

Le Cervin (4'478 m.) Montagne la plus connue de Suisse... On le voit apparaître sur bon nombre de « souvenirs » et chocolats destinés aux touristes. Sa forme pyramidale en fait un sommet très réputé. L'ascension de sa face nord fut considérée comme « le dernier des grands problèmes des Alpes » avec celle de l'Eiger et des Grandes Jorasses. 1ère ascension le 14.07.1865 par Edward Whymper, Lord Douglas, Peter Taugwalder père et fils, Michel Croz, Charles Hudson et Douglas Hadow.  

La Dent Blanche (4'357 m.) est tout simplement majestueuse. Elle se situe dans la commune d'Evolène. Malgré son nom, ce n'est pas le sommet le plus blanc de la région. La Dent d'Hérens l'est bien plus est c'est à cause d'un officier d'Etat dans les années 1818 à 1862 qui a interverti les 2 sommets qu'on l'appelle comme ça aujourd'hui.1ère ascension le 18.07.1862 par William Wigram, Thomas Stuart Kennedy, Jean-Baptiste Croz et Johann Kronig.

Le Zinalrothorn (4'221 m.), situé près de Zermatt. Arrivé au sommet, une vue imprenable sur le Cervin et le Mont Rose vous y attend. 1ère ascension le 22.08.1864 par Leslie Stephen, F. C. Craufurd et Melchior et Jakob Anderegg.

L'Obergabelhorn (4'063 m.) qui en français signifie "corne supérieure de la fourchette". 1ère ascension le 06.07.1865 par A. W. Moore, Horace Walker (texas Ranger :) et Jakob Anderegg.

2 montagnes me tiennent particulièrement à cœur. Castor (4'223 m.) et Polux (4'092 m.) Non non, je ne vous parle pas du manège enchanté mais de ces 2 sommets qu'on appelle, les jumeaux. Ils sont à la frontière entre le canton du Valais et la région d'Aoste. Le Castor est situé entre le Breithorn et le Mont-Rose. Ces 2 sommets sont appelés ainsi en référence à la mythologie grecque.

Je les ai fait il y a bien longtemps avec mon père.

Je vais m'arrêter là pour les Alpes valaisannes et je vais vous parler un peu du Mont Blanc.

Le Mont-Blanc est le plus haut sommet de la chaîne des Alpes. Il culmine à 4'810 mètres. Il est le plus haut sommet d'Europe occidentale et le massif du Mont-Blanc s'étend de la Haute-Savoie (Ca voi ou bien ) à la Vallée d'Aoste.

La première ascension par Jacques Balmat et Michel Paccard date de 1786.

On considère assez faussement que son ascension est facile mais longue. Quand on le regarde depuis les Aiguilles du Midi, le Mont Blanc ressemble à « une jolie colline enneigée » à 1'000 mètres plus haut.

Détrompez-vous, le Mont-Blanc fait de nombreuses victimes chaque année. Les chutes de pierres y sont très fréquentes.

C'est l'une des montagne les plus visitées de la planète.

Le massif du Mont-Blanc comporte plusieurs sommets dotés d'un nom assez "rigolos". Exemple : Pain de Sucre, Aiguille du Fou, Dent du Crocodile, Dent du Caïman, Dent du Requin, Aiguille des Ciseaux, Bec d'Oiseau et encore bien d'autres...

4 sommets d'Europe sont plus élevés que le Mont-Blanc, il s'agit de l'Elbrouz (5642 m.), Dykh Tau (5203 m.), Chkhara (5058 m.) et le Kazbek (5'047 m.). Ils ont situés en Russie et Géorgie.

Sommets à plus de 8'000 m.

Il y a 14 sommets à plus de 8'000 m. sur notre planète.

8 848 Everest

8 611 K2 

8 586 Kangchenjunga 

8 545 Lhotse 

8 462 Makalu

8 201 Cho Oyu 

8 167 Dhaulagiri

8 163 Manaslu 

8 126 Nanga Parbat 

8 091 Annapurna 

8 068 Gasherbrum I 

8 047 Brod Peak 

8 035 Gasherbrum II 

8 027 Shishapangma

Le plus connu de tous est biensûre l'Everest. Il se situe sur la frontière entre le Népal et le Tibet. Son nom népalais et Sagarmatha ce qui signifie front du ciel et en tibétin, la déesse de l'univers. Depuis sa première ascension en 1953 par Tensing Norgay et Edmund Hillary, il y a eu plus de 10'000 ascensions qui ont été tentées et 1'659 personnes sont arrivées au sommet. C'est peut-être peu par rapport aux nombres d'alpinistes sur la planète mais cette ascension est devenue une véritable "course à l'argent". Bon nombre de personnes qui ne connaissent que très peu la montagne, qui n'ont pas les aptitudes physiques et surtout mentales tentent chaque année de gravir le sommet. Ils paient très cher pour y aller et le nombre d'autorisations pour gravir cette montagne est très limitée.

Je voudrais rendre hommage au peuple Sherpas. On en parle très peu souvent et sans eux, aucune de ces ascensions n'auraient pu avoir lieu.

Sherpa signifie peuple venant de l'Est.

Le peuple Sherpas est une ethnie d'origine tibétaine. Ce sont des montagnards habitués à la rigueur et la difficulté de l'altitude. Ils sont dotés de facultés d'adaptation physiologiques uniques.

Ils vivent pour la plupart de la culture de patates, sarrasin et de l'élevage de yak. Pour les plus « chanceux », ils sont porteurs et guides pour toutes les personnes qui veulent gravir l'Everest. De jeunes enfants portent déjà des charges qui sont plus lourdes que leur poids. Un Sherpa adulte porte souvent jusqu'à 150 kg sur le dos !!!

Ces hommes qui font ça pour une question de survie (région très pauvre) sont d'un courage et d'une volonté incroyable. Ils connaissent leur montagne par cœur et vouent un véritable culte pour l'Everest.

Le K2 est un sommet qui se situe sur la frontière sino-pakistanaise. Il a été appelé comme ça par T.G. Montgomery en 1856 qui le baptisa Karakoram 2 (Karakoram = massif dans la région montagneuse de Gilgit-Baltistan).

Il est considéré comme bien plus difficile que l'Everest.

L'Annapurna est un sommet de l'Hymalaya et il comprend 6 sommets secondaires. C'est le premier sommet de plus de 8'000 mètres à avoir été gravi. C'était en 1950 par une expédition française.

Pour faire une comparaison, en 2000, 1314 ascensions à l'Everest : 167 morts, pour l'Annapurna, 109 ascensions, 55 morts.

Je voudrais dire à quel point je suis admiratif devant tous ces alpinistes chevronnés qui ont gravi de telles montagnes. On ne se rend pas vraiment compte de la difficulté de ces exploits. Du temps d'adaptation qu'il faut pour que le corps s'acclimate à l'altitude. Les camps de bases ne sont pas la pour rien.

La force mentale joue + que la force physique à une certaine altitude. A 8500 mètres, on a plus que 30 % de ses capacités mentales et physiques. Le moindre geste doit être calculé. C'est un travail de longue haleine, un entrainement de tous les jours.

Respect total à toutes ces personnes qui ont gravi de tels sommets. 



Une pensée à tous les alpinistes, skieurs et snowboardeurs qui ont perdu la vie en montagne


Posté le 07/03/2007 | 107 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

La Vallée d'Aoste

Petite présentation de la région d'où je suis originaire.

Il faut savoir que la Vallée d'Aoste est la région la plus petite et la moins peuplée d'Italie. Sa superficie est de 3262 km2. Elle se situe au nord-ouest du pays à la frontière de la France et de la Suisse. Il y a 37 habitants au km2. On y parle le franco-provençal et l'italien mais aussi différents dialectes.

La Vallée d'Aoste est un vaste réseau de vallées latérales qui plongent toutes vers la veine centrale qu'est la Doire Baltée, laquelle prend sa source dans le massif du Mont-Blanc.

Seul le bas de la vallée centrale de la Doire Baltée se trouve à une altitude inférieure à 500 m ; 58 % à une altitude comprise entre 1 500 et 2 700 m ; 20 % dépassent cette altitude et 6 % sont recouverts par des glaciers, soit 190 km2.

Quatre grands sommets mythiques gardent le val d'Aoste.

Le Mont-Blanc ferme le haut de la vallée centrale (4810 mètres)  avec à sa suite la Dent du Géant et les Grandes Jorasses qui s'élèvent juste au-dessus du Val Veny et du Val Ferret. C'est du côté valdôtain que le Mont-Blanc présente ses faces les plus raides.

Le versant sud du Cervin, monument légendaire autant que montagne mythique, est entièrement valdôtain et veille sur le Valtournenche.

Du haut de ses 4633 m d'altitude et fier d'être le deuxième plus haut sommet d'Europe, le Mont-Rose, aux confins du Val d'Aoste, du Piémont et de la Suisse, domine les vallées valdôtaines de Gressoney, Val d'Ayas...

Enfin, le seul des massifs valdôtains entièrement situé en territoire italien est le Grand Paradis (4061m). Au sein du parc national du même nom, il protège les espèces les plus nobles de la faune et de la flore alpines.

Le paradis des skieurs

Avec ses 868 kilomètres de descente et ses 165 remontées mécaniques, accessibles grâce à un seul forfait, la Vallée d'Aoste a de quoi satisfaire toutes les exigences.

La Thuile, qui forme avec la station française de Rosière l'espace San Bernardo, et la zone de Champoluc sont parfaitement équipées mais ne peuvent rivaliser avec les trois stations reines que sont Courmayeur, Cervinia-Breuil et Pila

A 1.224 m d'altitude, Courmayeur fait face au Mont-Blanc, séparé de Chamonix par le col – et aujourd'hui le tunnel – du même nom. Le téléphérique dénommé «funivie Monte Bianco» conduit à la Punta Hellbronner, à plus de 3.400 mètres.

Pour les skieurs les plus hardis, la traversée en hors-piste de la Vallée blanche sur plus de 20 kilomètres, restera un souvenir mémorable.

La station de Cervinia Breuil, située à 2.000 mètres au pied du Cervin, fait face à Zermatt en Suisse. On skie donc ici entre les deux pays sur 350 kilomètres de pistes immaculées. Avec en prime une vue imprenable depuis le refuge du plateau Rosa, à 3.489 m.

 


Posté le 06/03/2007 | 28 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Présentation

Avant de commencer, je souhaite beaucoup de courage à celui ou celle qui lira l'entier de cet « article ». Je suis sûr qu'il y en a qui décrocheront après la 10ème ligne et c'est compréhensible ! Pour les masos et bien, bon courage !


Alors voilà, je m'appelle Laurent dit « Peruzzi » ou encore « ma couille » pour les intimes.

J'ai 27 ans, j'habite dans un petit village de 500 habitants près de Morges au bord du lac Léman.

Commençons par le commencement ! Jusqu'à l'âge de 3 ans, aucun mot n'est sorti de ma bouche. Mes parents se sont beaucoup inquiétés. Est-il autiste, muet ou tout simplement débile ? La 3ème solution me paraît la plus juste !

Toujours est-il que je me suis énormément rattrapé depuis et je ne compte plus le nombre de fois ou je me suis fais sortir de la classe pendant ma scolarité. J'étais un « perturbateur », une « plaie » selon certains profs. Conneries ! Juste un petit gars qui avait besoin de s'exprimer.

C'est donc à l'âge de 3 ans qu'on m'a mis la première fois sur des skis.

Je me rappelle comme si c'était hier. C'était à « Cima Bussola », dans le Val d'Aoste, une magnifique région au nord de l'Italie d'où je suis originaire. J'ai appris le ski avec mon père et surtout avec un prof de là-bas, un vrai montagnard comme je les adore. Son nom : Graton ! J'ai jamais connu son vrai nom et pourquoi on le surnommait comme ça. C'est lui qui m'a donné le goût au ski. A l'époque, pour me récompenser de mes descentes, il me filait toujours des sugus. Autant vous dire que j'étais très motivé et que j'ai vite progressé !

A l'âge de 5 ans, je disais à mes parents que je me sentais plus sûr sur mes skis que sur mes pieds ! (Et pourtant je ne m'étais pas encore pris de pylône en pleine tête :)

J'allais en montagne le plus souvent possible, mon père m'a fait découvrir les régions qui nous entouraient, les montagnes suisses et valdotaines qu'il connaît par cœur.

Mon père avait une maison à Challand-Saint-Victor (où il est né), petit village de montagne de 585 habitants. Je me sentais tellement bien quand j'étais là-bas. Les gens étaient si simples, si chaleureux. Tout le monde se connaissait, la plupart de ma famille venait de ce village. C'est une région vraiment magnifique, paisible qui respire la sérénité !

Ce que j'éprouve depuis cet âge quand je suis en montagne est inexplicable.

Je ressens une telle énergie m'envahir quand je suis là-bas. Ca me prend aux tripes. Je peux rester des heures à contempler ces sommets enneigés. J'ai un énorme smile et rien ne peut m'atteindre. Je suis dans mon monde et c'est là que je communique avec la nature.

Il n'y a rien de plus beau pour moi. La montagne vit, bouge, change de face à chaque saison. Elle peut être tendre avec vous mais aussi vous faire peur. Elle vous laisse toujours un souvenir inoubliable. Ou que vous alliez, aucune ne se ressemble et toutes ont quelque chose d'exceptionnellement sublime.

J'ai parlé de ça à très peu de monde car à chaque fois, on me prend pour un timbré ! Je n'ai connu qu'une personne qui ressente la même chose que moi, et elle se reconnaîtra si un jour elle vient sur ce blog.

Il y a 7 ans, j'ai découvert le freeride. Je n'avais pas encore de skis larges et la portance de mes lattes dans la poudre laissait à désirer !

Les premières fois, je faisais des montées de 5 à 6h, les godasses de skis aux pieds et les skis sur le dos. La récompense ultime est quand tu arrives en haut, tu vois ce paysage magnifique et cette descente qui t'attend. C'est difficilement explicable.

Pendant plusieurs années, j'ai fait ce qu'on ne doit jamais faire ! Rider seul. Biensûre, j'avais un a.r.v.a. mais je sais très bien que si il m'arrivait quelque chose, je ne pouvais compter que sur moi et comme on le sait, souvent ça finit mal. Beaucoup me diront que c'est de l'inconscience, certes mais ce besoin est si grand pour moi que je ne peux pas lutter.

J'ai vécu une seule fois une coulée dans ma vie, c'était à Verbier. Je remercie la montagne de ne pas m'avoir emporté, de m'avoir donné la chance de la redécouvrir. Ce moment, je m'en souviendrai toute ma vie. Cette impuissance, cette peur, cette neige si lourde qui vous emporte. J'ai eu la chance de ma vie de pouvoir rester en surface et essayer de « nager » comme je le pouvais.  Un moment si intense, dans le mauvais sens du terme. Je touche du bois pour que ça ne m'arrive plus jamais.

Ce que j'aime dans le freeride, c'est la montagne, la glisse, la liberté, l'adrénaline et tellement de choses encore. Je me sens si bien. Je suis en communion avec la montagne, elle me laisse l'approcher, la toucher, la découvrir.

Je suis un passionné, un amoureux de la montagne. Rien ne pourra m'en séparer ni m'en éloigner. Elle a toujours été la, au fond de mon cœur, de ma tête et elle le restera jusqu'à ma mort.

J'espère seulement pouvoir concrétiser mes rêves, vivre de cette passion un peu plus tard. Je sais que je finirai mes jours là-bas, quels que soient les sacrifices que je devrai faire.

J'ai la chance d'habiter dans une région avec la vue sur plusieurs sommets magnifiques. Quand il fait beau, je vois un petit bout du Mont-Blanc, les Grandes Jorasses, la Dent du Géant, les Dents du Midi, le Grammont et les Cornettes de Bises, rien que ça !

J'ai toujours essayé de positiver malgré des passages très difficiles dans ma vie. Je ne préfère pas m'étendre sur le sujet mais après avoir vécu (soi-même ou dans la famille) des maladies graves, on ne peut sortir que plus fort et certaines choses qui prenaient une proportion énorme, deviennent tout d'un coup, assez futiles. J'ai de la peine à comprendre l'être humain en général. Ce matérialisme, ce nombrilisme et cet égoïsme qui sont présents chez la plupart des personnes. On dirait que rien ne les touche. Que la seule façon d'exister pour eux, c'est se plaindre à longueur de journée. Mais putain, regardez autour de vous, et vous verrez qui sont les privilégiés. On a une chance énorme d'avoir un toit sur nos têtes, de manger à notre faim  pendant que des populations entières sont décimées aux 4 coins du globe à cause des maladies, de la guerre et de la famine. C'est peut-être un peu simpliste comme je dis ça, mais je ressens ça à ma façon. Je déteste savoir que des gens souffrent et que je ne peux pas les aider.

Je suis un amoureux de la vie, je profite de chaque instant. Je déconne un maximum, je fais le débile (Voir mes vidéos) et peu importe ce que les gens peuvent penser de moi. Tout le monde devrait avoir cette philosophie… Se faire plaisir, être soi-même et profiter jusqu'au dernier souffle.


Bamboulé !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


Posté le 06/03/2007 | 54 consultations | 2 commentaires | Voir et commenter l'article

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