Freeride vibration

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Avalanches

Les différents types d'avalanches




L'avalanche de poudreuse

Elle est formée de neige fraîche dont les cristaux sont enchevêtrés. Ces cristaux ne sont pas encore alourdis par la présence d'eau et permettent à la neige de tenir sur des pentes assez raides : c'est la cohésion de feutrage. Mais c'est un équilibre très précaire et la moindre perturbation ou même l'alourdissement par les chutes continuelles peut déclencher le glissement et donner lieu à des avalanches de poudreuse. Ces avalanches sont très fréquentes et très dangereuse car elles s'écoulent comme un "aérosol" et acquièrent une énergie considérable. Le souffle de l'avalanche est aussi surpuissant. Ces avalanches peuvent se déclencher plusieurs jours après les chutes si il y a peu de variations de température au sein de la couche de neige. En effet, les cristaux se colmatent et entraînent un tassement de la couche sous l'effet de son poids, ce qui fait disparaître la cohésion de feutrage.

 

L'avalanche de plaque

Elle est créée par l'action combinée de la neige déposée sur les pentes sous le vent et une mauvaise sous-couche. Sous l'action du vent, les cristaux se brisent et deviennent plus petits, ce qui leur permet de se souder entre eux. Cette très forte cohésion va solidifier la neige et elle va s'accrocher sur la pente comme une masse compacte. Si la sous-couche est mauvaise, l'ancrage est lâche et peut entraîner une avalanche de plaque. Parmi les phénomènes qui contribuent à créer une mauvaise sous-couche, il y a le givre des profondeurs ou neige pourrie qui se forme à la suite des variations de température entre le sol et la surface. L'avalanche de plaque est très traître car elle est imprévisible et peut se produire longtemps après une chute de neige, même lorsque les conditions sont idéales.

 

L'avalanche de neige humide

Elle se produit après un fort réchauffement qui humidifie le manteau neigeux. Ce sont essentiellement des avalanches de fonte qui ont lieu au printemps, mais elles peuvent parfois de produire pendant l'hiver en cas de fort réchauffement. Les avalanches de fonte sont la conséquence des phénomènes de gel et de dégel. Le dégel fait fondre les cristaux plus petits et l'eau ainsi créée va s'introduire entre les gros cristaux. Au regel, on obtient de nouveaux cristaux sans cohésion et qui sont encore plus sensibles au réchauffement. Après plusieures phases de gel et de dégel, la neige est tellement saturée en eau qu'elle perd toute cohésion et donne lieu à des coulées très lentes mais très lourdes et très puissantes.

 

Force des avalanches

Les petites avalanches peuvent être d'une épaisseur inférieure à 30 cm, être large de 20 à 30 mètres et avancer à 50 km/h.

Les avalanches moyennes peuvent atteindre 1 à 2 mètres d'épaisseur à la fracture, être larges de 100 à 500 mètres et avoir une vitesse de 100 km/h.

Les grandes avalanches craquent sur 2 à 3mètres d'épaisseur, avec une largeur de 1000 mètres et avancent à plus de 150 km/h.

 

Quand peut se déclencher une avalanche ?

Le risque d'avalanche augmente pendant les grosses tempêtes et les périodes de dégel. Plus de ¾ des avalanches se déclenchent pendant ou juste après une grosse tempête.

Il n'y a pas de loi qui dicte la quantité de neige à partir de laquelle les conditions deviennent dangereuses : cependant, plus il y a de neige, plus grand est le poids, plus grand est le danger.

Plus la neige tombe vite, plus le danger augmente rapidement. Par exemple : 30 cm de neige qui tombe en 6 heures est largement plus dangereux que 30 cm tombant en 24 heures. La stabilité du manteau peut être grandement affectée par les changements de température à l'intérieur de la neige. Des couches fragiles et solides apparaissent. La température de la neige affecte la vitesse à laquelle la neige gagne ou perd en solidité. La température de la neige est fortement influencée par la température de l'air et le rayonnement solaire. Quand la neige est chaude, elle se stabilise rapidement et devient plus solide, plus stable. Mais la fonte causée par une chaleur excessive, mouille la neige est dissout les liens entre les grains de neige et entre les couches. Cela peut rapidement augmenter le risque d'avalanches. Une pente stable le matin peut devenir instable l'après-midi !

 

Où se déclenchent les avalanches ?

Les avalanches se déclenchent très souvent sur des pentes raides. Le degré de la pente est le facteur le plus important de déclenchement des avalanches. Plus la pente se raidit, plus la pression sur la neige augmente. Le 90 % des avalanches partent sur des pentes de 30 à 45 degrés mais en cas de neige très instable, elles peuvent survenir sur des pentes faibles, voir plates, qui sont surplombées de pentes raides. La fracture peut partir du bas de la pente et se propager vers le haut, libérant la plaque.

Le plus souvent, les avalanches se déclenchent sur des pentes sous le vent. Le vent soulève la neige des pentes exposées et la dépose sur les pentes protégées sous forme de plaque à vent. Les accumulations de neige soufflée sont dangereuses pendant 1 à 3 jours, par grand froid, voir plus longtemps. Ces accumulations de neige soufflée se forment souvent dans les pentes à l'abri du vent, situées derrière les crêtes et les échancrures (col, brèches) ainsi que dans les pentes situées au-dessous de grandes surfaces peu inclinées ou lors de rupture de pentes. Il est évident que plus le vent est fort, plus l'accumulation sera importante.

La température et le rayonnement sont également primordiaux.

Une hausse rapide de la température affaiblit le manteau neigeux et signifie danger. L'activité avalancheuse augmente souvent fortement le 1er jour de beau temps après une période de précipitations, à cause du réchauffement. Des températures constamment basses conservent le danger, car les tensions ne sont pas supprimées. Par contre, si la température baisse à nouveau de manière marquante après une hausse importante, cela conduit à une consolidation du manteau neigeux. Le réchauffement lent et répété du manteau neigeux, accompagné d'un refroidissement consécutif, conduit également à la consolidation du manteau.

Quant à l'exposition au soleil d'une pente, les pentes protégées (faces nord) ont une neige plus froide (la neige se refroidit même encore durant la journée par beau temps) et plus fragile et les avalanches sont plus susceptibles de s'y déclencher. Si la pente est suffisamment raide et les couches de neige assez fragiles, les avalanches peuvent glisser sur n'importe quelle pente, qu'elles soit longue ou courte. Arbres, buissons et rochers ont tendance à ancrer la neige, mais n'empêchent pas nécessairement les avalanches.

 

Estimation du degré d'avalanche sur le terrain

Après s'être renseigné sur l'échelle de danger du risque d'avalanche (www.slf.ch/avalanche) dont la probabilité de justesse est d'environ 80 %, le danger doit être vérifié sur le terrain. Les signes d'alarme et la quantité critique de neige fraîche sont les outils les plus importants pour cette estimation.

Les signes d'alarme sont :

-   Les plaques de neige spontanées

-   Les déclenchements à distance

-   Les bruits de wouum

-   Les fissures qui se forment en pénétrant sur le manteau neigeux

Les quantités critiques de neige fraîche sont de 10-20 cm lors de conditions défavorables (beaucoup de vent, froid au début des chutes de neige, chute de neige sur une surface peu favorable - givre, croûte de fonte, glace, neige dure, veille neige). De 20-40 cm lors de conditions moyennes et de 40-60 cm lors de conditions favorables (peu de vent, chaud au début des chutes de neige, pente fréquemment parcourue).

 

Formule 3x3 - Méthode des filtres pour l'appréciation du danger d'avalanches



L'ensemble des critères "3x3" constitue la base visant l'estimation classique du danger d'avalanches.

 


Terrain

                Conditions

       Facteurs humains

 

1er filtre / Lors de la préparation de la course

 

-Comment est formé le terrain ?

-Itinéraires ?

-Ou sont les parties les plus raides ?

-Quelles sont les expositions critiques ?

-Altitude ?

-Y a-t-il d'autres dangers : chutes, crevasses, chutes de sérac ?

-…

 

-Bulletin d'avalanche

-Prévision météo

-Informations complémentaires

-Questions du principal danger

-…

 

-Qui sera présent ?

-De quelles compétences disposent les participants ?

-Qui est responsable ?

-Tout le monde a-t-il l'équipement nécessaire ?

-Tout le monde est-il informé ?

-…

 

2ème filtre / Au début et plusieurs fois pendant la course

 

-Mes représentations correspondent-elles à la réalité, en particulier concernant les dimensions, le relief, la déclivité et l'exposition ?

-Itinéraire initial ?

-Où puis-je observer le passage clé ?

-Variantes possibles d'itinéraires ?

-…

 

-Signes d'alarmes

-Neige fraîche/Vent ?

-Etat du manteau neigeux, est-il souvent parcouru ?

-Temps, chaleur, visibilité, tendances météo ?

-Degré du danger du bulletin ?

-Question du principal danger

-…

 

-Etat des participants ?

-Influence d'autres groupes ?

-Equipement OK ?

-Contrôler le plan horaire

-…

 

3ème filtre / Avant les passages clés

 

-Déclivité, relief ?

-Exposition ?

-Proche d'une crête ?

-Dimension de la pente ?

-Altitude ?                          

-Qui a-t-il au dessus/au dessous  de moi ?

-Dimension possible d'une plaque de neige

-Choix de la trace

-Zone en sécurité

-…

 

-Quantité de neige fraîche

-Accumulations

-Chaleur

-Visibilité

-Vieilles traces

-…

 

-Etat des participants ?

-Hésitations

-Alternatives / variantes

-Tactiques : distance, skier dans les traces, définir un corridor, communication

-…





Que faire si vous êtes pris dans une avalanche ?

Pour survivre à une avalanche, il faut avoir de la chance ! Une personne sur trois survit à une avalanche.  

 

Si vous êtes emportés :

  • Essayez de vous échapper sur le côté, attrapez un rocher ou un arbre
  • Si vous êtes projetés au sol, débarrassez-vous de vos bâtons et de vos  skis
  • Mettez les mains devant votre visage pour créer une poche d'air. Combattez l'avalanche en roulant sur le côté ou en essayant de faire de la brasse (comme à la piscine !)            

 

Que faire si l'un de vos amis est pris ?

  • Surveillez votre ami pour identifier la zone où il a été vu pour la  dernière fois
  • Appelez les secours organisés
  • Utilisez votre A.r.v.a, cherchez des indices et sondez
  • Dégagez la neige à l'aide d'une pelle



Premiers secours aux personnes ensevelies :

  • Libérer aussi vite que possible la tête et la poitrine, dégager les voies respiratoires, vérifier l'existence d'une cavité respiratoire
  •  
  • Bouche à bouche, massage simultané en cas d'arrêt cardiaque; poursuivre les mesures de réanimation jusqu'à la prise en charge du patient par le médecin.
  •  
  • Protection contre l'hypothermie
  •  
  • Position correcte
  •  
  • Assistance et surveillance continues



La mort peut survenir en quelques minutes, mais certaines victimes peuvent survivrent plusieurs heures sous la neige.

Il faut savoir qu'en Suisse, 80 % des alertes ont été données par téléphone portable.

Une alerte rapide, c'est une chose, mais fouiller la zone et trouver ceux qui sont ensevelis en est une autre. Un facteur crucial : le temps nécessaire à creuser. Une étude du Club Alpin Suisse a montré qu'il fallait déplacer 4m/3 de neige pour sortir une personne ensevelie sous 1 mètre de neige ! Soit l'équivalent de 2 tonnes de neige !!!



Un très bon site vous explique comment chercher, les zones dites préférentielles et la conduite à adopter pour les différents traumatismes.

http://www.ffme.fr/technique/neige/avalanche/secours/ft05.htm



 

Pour finir, j'ai sélectionné quelques vidéos qui font froid dans le dos…

 



Caméras embarquées

http://www.youtube.com/watch?v=jD1mfRRgRDA&mode=related&search=

http://www.youtube.com/watch?v=0fhbJRJmhlI        Regardez juste le début…

 

Avalanche à Veysonnaz (et non pas Verbier comme indiqué sur la vidéo) le 14.03.2006. Le pire de tout, c'est le stop stop...

http://www.youtube.com/watch?v=6qVwIuznFW0

 


Preuve qu'il n'y a pas besoin d'une forte déclivité pour qu'une avalanche parte...

http://www.youtube.com/watch?v=2KYNh6dXjM0

http://www.youtube.com/watch?v=r9e4Fz7i5r8

 


Si vous croyez que c'est un gage de sécurité si il y a déjà des traces et bien regardez...

http://www.youtube.com/watch?v=rKGBtGbmDEA



 

Enormes avalanches...

http://www.youtube.com/watch?v=6wZhtcFBXXY

http://fr.youtube.com/watch?v=ZAiahFMqWHE

http://video.google.fr/videoplay?docid=708948051870566155

http://www.youtube.com/watch?v=8aAFcbr8euA

http://www.youtube.com/watch?v=B0RWLxOFGLY



 

Une pensée à tous les alpinistes, skieurs et snowboardeurs qui ont perdu la vie en montagne


Posté le 03/09/2009 | 6 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Haute Route 2008


Tout commence en octobre 2007 quand mon père me propose de vivre une aventure inoubliable…

Rallier deux capitales de l'alpinisme : Chamonix-Zermatt.

Cette Haute Route qui passe d'un horizon à un autre, qui culmine entre ciel et terre pendant des heures, mieux : pendant des jours. Cette randonnée glaciaire voisinant ces sommets de 4'000 m qui font rêver tant de montagnards.

C'est d'abord la peur au ventre que je pensais à cette Haute Route… Souffrant d'une tendinite à la malléole, je n'espérais qu'une chose, que cette expérience magique ne se transforme pas en calvaire…

J'ai commencé à faire un peu de marche 3 mois avant en moyenne montagne.

Je devais y aller gentiment, réhabituer ma cheville à la marche mais comme très souvent, j'ai tendance à faire tout dans l'extrême et j'ai fait la connerie d'enchainer 1950 m de dénivelé positif en à peine 1h45 et le lendemain de Montricher jusqu'au Mont-Tendre en 1h05. La cheville en a évidemment pris un sacré coup.

J'ai vite du me rendre à l'évidence… Le repos complet était le meilleur des remèdes pour aborder cette longue marche qui m'attendait.

Je voyais mon père s'entraîner près de 5 fois par semaine, accumulant les dénivelés positifs (25'000 au total) en me sentant frustré de ne pas pouvoir m'entraîner avec lui. Des questions me trottaient dans la tête parmi lesquelles : Serais-je prêt pour le jour J ?

 

Lundi 14 juillet 2008…


Le Grand jour est arrivé… Nous arrivons à Montroc, vallée de Chamonix vers 12h30. Premier arrêt au restaurant qui se trouve en dessous des télécabines pour se remplir la panse et déguster une bonne bière.

Peu après, nous entamons notre montée par un agréable sentier qui monte au refuge Albert 1er.

Après 2 heures de marche, la vue s'ouvre sur les magnifiques séracs du Glacier du Tour et c'est sur la moraine latérale du glacier que notre chemin tisse ses lacets.

Je pète la forme, ma cheville ne me fait pas souffrir, j'accélère le pas pour aller à mon rythme et je laisse derrière moi, mon père et le guide.

Arrivé à 50 m du refuge, j'échange quelques mots avec un montagnard d'un certain âge qui entame sa descente et me dit que rien ne vaut 2 ballons de blanc avant de se lancer… Trop fort :) !

Je déguste ma première bière d'altitude à 2'702 m avec un soleil radieux qui laisse ses doux rayons caresser les séracs du Glacier.

Nous nous rendons dans les dortoirs pour poser nos affaires, putain ce qu'il fait froid !!!

J'aide mon père à refaire son sac (qui lui a scié les épaules durant toute la montée) éliminant presque 2 kg de choses inutiles.

Premier repas d'altitude : Choucroute !!!

Ca va être sympa dans les dortoirs...

Première nuit : Dormi 30 minutes à cause du froid et mon père n'a pas fermé l'oeil… 4 degrés, c'est pas le top, même avec des couvertures !

 

2ème jour :

Réveil vers 5h00 du matin, petit déjeuner avant de se retrouver rapidement sur le glacier. La neige du matin porte bien et la progression en cordée devient rapidement aisée.

4 heures de marche plus tard, nous arrivons à un passage assez « chaud » juste avant d'arriver au point culminant du col du Tour (3'282 m) à la frontière Franco-Suisse.

Un panorama splendide sur le plateau glaciaire du Trient se découvre.

J'ai l'impression d'être à 700m d'altitude, mes poumons ne sont pas en si mauvais état que ça, malgré les clopes ! Mon père souffre un peu de l'altitude mais tient quand-même.

Direction Col d'Orny à 3'098 m pour casser la croûte et déguster de nouvelles bières (Et oui, j'ai bien dégusté :).

L'après-midi, nous nous dirigeons sur le sentier de la Combe d'Orny avec quelques passages abruptes (de jolis ravins nous entourent) pour atteindre le télésiège de la Breya et nous redescendons jusqu'au village de Champex à 1'450 m.

Notre première vraie douche nous attend et après 7h30 de marche, ça fait du bien !

Là-bas, nous faisons la connaissance avec un couple français super sympa, qui a prévu de faire le tour du massif du Mont-Blanc.

 

3ème jour :

La journée commence par un trajet en bus puis en taxi jusqu'au barrage de Mauvoisin. Région magnifique entourée de pâturages, de sentiers et du fameux Grand Combin dont les cimes culminent à 4'314 m.

Par les sentiers de la Paturau et de Pierracarro, nous traversons les alpages du Lac de Mauvoisin.

Les Choucas (une espèce de corneille) nous survolent tout au long du chemin et les cris des marmottes s'entendent à des kilomètres. Soudain, je m'arrête… Un bébé marmotte se dresse devant un caillou et me fixe. Malheureusement, je n'ai pas réussi à dégainer mon appareil photo assez rapidement… Trop mignon ce petit !

4 heures de marche plus tard (journée repos), nous arrivons  au refuge Chanrion. Entouré de lacs magnifiques, cet endroit respire la sérénité. Là-bas, je fais la connaissance de jeunes de mon âge qui font également la Haute Route. Tous ont cette mentalité montagnarde que j'adore. Pas de prise de tête, des gens simples, ouverts comme je les adore.

La nuit passée dans ce refuge fut horrible ! Deux femmes (dont une très mignonne) dormaient juste à côté de nous. On s'est dit : Enfin, on va pouvoir passer une nuit sans gros ronfleurs à nos côtés… Kedal !!! C'était affreux, l'une d'elle ronflait tellement fort que j'avais l'impression que les parois du dortoir bougeaient :). Qu'est ce qu'elle en a pu scier du bois cette nuit là…


4ème jour :

Les choses sérieuses commencent réellement… En moyenne, 8 heures de marche par jour nous attendent à une a altitude de 3'200 m en moyenne.

L'étape d'aujourd'hui commence par une petite marche dans les cailloux pour atteindre enfin le glacier d'Otemma, immense fleuve de glace, mais peu crevassé, avec ses crêtes acérées. Ce glacier d'environ 9 km paraît interminable. Heureusement, la musique m'accompagne et je me fous de la musique hyper motivante : La Compagnie Créole, rien de tel pour remettre du baume au cœur.

Quelques heures plus tard, malheur… C'est pas la cheville qui me fait souffrir comme je le redoutais mais mon genou. J'avais eu à l'époque une déchirure des ligaments croisés et comme souvent, ça ne se remet jamais très bien. Je serre les dents et nous arrivons gentiment vers le col de Charmotane, le Pigne d'Arolla n'est pas loin. Mon père souffre pas mal de l'altitude et malheureusement une bonne montée nous attend. Le temps commence à se gâter, nous devons nous hâter. Peu après, nous apercevons le refuge des Vignettes (3'158 m) … Impressionnant !!! Véritable nid d'Aigle posé au flanc des vertigineux rochers. Mais avant d'y arriver, un passage très aérien avec des centaines de mètres de vides autour de nous nous attend.

Arrivés au refuge, un énorme plat de rösti au fromage nous attend. Une petite sieste nous permet de récupérer un peu. Levé, je m'occupe un peu de mon genou en allant chercher de la neige dehors. Je la mets dans un sac plastique et essaie de refroidir ces ligaments enflammés.


5ème jour :

Il a neigé 5 à 10 centimètres. Il doit faire environ -10 degrés. Frisquet mais tout à fait supportable car aucun vent.

Nous nous dirigeons sur le col de Charmotane pour emprunter le glacier du Mont Collon qui mène au col de l'Evêque (3'392 m) et qui offre un panorama inoubliable sur les pointes d'Oren.

Je prends 2 Tramal pour supporter cette douleur qui à chaque fois que je pose la patte, me brûle le genou. Je boîte bas…Alors que physiquement, je me sentais super bien, n'avais aucune gène quant à l'altitude et aux longues heures de marche, c'est ce con de genou qui me diminue. Comme souvent, la force mentale prend le dessus et je continue tant bien que mal…

Nous descendons du haut glacier d'Arolla qui se transforme par moments en eau pour remonter au Plan Bertol.

De là, une grimpée sur la moraine amène au glacier Bertol. Une montée mythique nous attend avant de rejoindre le refuge Bertol, encore assez éloigné. Mon genou va un peu mieux, je me sens en forme et je demande au guide si je peux monter à mon rythme. Il me dit que oui, pas de gros dangers mais il vaut mieux ne pas tomber sinon… Connaissant mon endurance, il me dit que je devrais l'atteindre d'ici 1h15 environ. Je dépasse plusieurs personnes à la montée qui semblent être à bout de souffle. Sans m'en rendre rendre compte, j'arrive au bas du refuge après 45 minuteset à peine essoufflé. Il ne reste plus qu'à monter les fameuses échelles et les câbles menant au nid d'aigle de la cabane Bertol qui est juchée à 3'311 m.

J'arrive dans la cabane et commande une grosse chope de bière accompagnée d'une ptite clope.

Je rencontre 2 guides qui ont suivi ma montée depuis la cabane et avec qui je discute. Ils sont dégoûtés ! Ils me demandent si j'ai pris des dopants et qu'ils ont rarement vu monter une personne à cette vitesse dans cette pente. Ça fait plaisir :). Je n'ai pas vraiment de mérite vu mon poids plume (56 kg, à l'époque :) et que l'âge joue en ma faveur. Par contre, super content car je supporte très bien l'altitude.

Le soleil illumine le fameux Cervin que j'aperçois enfin. Des nuages dansent autour de la Tête Blanche dont le sommet reste ensoleillé… Juste magnifique !

2 heures et demi plus tard, mon père me rejoint péniblement. Le guide est lui aussi assez halluciné par la montée que j'ai effectuée auparavant et me dit qu'au rythme auquel je marche depuis le début de cette aventure, j'aurais pu la terminer en 4 jours..


6ème jour :

Descente à la frontale de la cabane Bertol et équipement au col. La plus belle étape de la Haute Route nous attend sous un soleil qui s'annonce radieux. Malheureusement, mon genou est en sale état. Je carbure au Tramal toute la matinée…

Nous remontons le glacier du Mont-Miné en passant sous la pointe de la Dent de Bertol et de la Tête des Chavannes avec ses séracs suspendus.

Nous arrivons enfin à Tête Blanche, point culminant de notre périple à 3'721 m. L'immense face ouest du Cervin et les gigantesques empilements de séracs de la face Nord de la Dent d'Hérens emplissent l'horizon.

J'ai rarement vu quelque chose d'aussi beau, d'aussi impressionnant de toute ma vie. J'oublie la douleur, j'oublie tout le reste, je suis dans les nuages, tout simplement dans mon monde à moi.

Peu après, nous entamons notre descente sur le glacier du Stockji, très tourmenté et impressionnant avec ses séracs et ses ponts de neige ouvrant sur des crevasses béantes.

Nous continuons la descente sur une arête séparant le glacier du Stockji de celui de Zmutt. Le paysage est grandiose, le Cervin est merveilleux. Arrivés au bas de la moraine, nous amorçons notre montée dans les éboulis morainiques, sur le glacier de Schönbiel qui là aussi génère un point de vue génial.

Plus que quelques mètres avant l'arrivée au refuge et j'aperçois deux mules dans les pâturages. Drôle de vision après n'avoir vu que des Choucas et marmottes pendant 6 jours.

2 grosses chopes m'attendent et je m'empresse de me changer pour les déguster avec une vue imprenable sur le Cervin.

Dernier après-midi dans un refuge… La fin du voyage est proche et une certaine tristesse m'envahit… Après ces 6 jours passés dans les montagnes, côtoyant les plus beaux sommets des Alpes, marchant de cabane en cabane au rythme de jours qui jamais ne se ressemblent, cette tranquillité, cet apaisement, ce plein d'émotions, je dois avouer que regagner la plaine ne m'enchante guère !

Mais comme tout montagnard qui se respecte, après l'effort, le réconfort ! Et c'est avec entrain que nous accumulons les verres pour fêter cet événement.

Autant vous dire que le refuge est plein (comme tous les autres) et que nous ne sommes pas les seuls à fêter ça. Par contre, nous serons les derniers à partir de table, aux alentours de minuit.

Les quelques mètres qui nous séparent des dortoirs ne sont pas les plus faciles à effectuer malgré tous les kilomètres avalés ces derniers jours.


7ème jour :

Dernière étape du raid. Le sentier descend doucement à travers les alpages fleuris et les célèbres greniers de Zmutt jusqu'à Zermatt. Notre périple se termine doucement après une petite marche de 3h30 environ sous le regard omniprésent du Cervin et de sa couronne des 4'000 : Breithorn, Castor, Pollux, Lyskamm et Mont-Rose.

Voilà, nous arrivons enfin au but, entiers et bien vivants, remplis de souvenirs inoubliables, le cœur serré de retrouver cette civilisation et de quitter ces montagnes d'une beauté abyssale.

Ca été une expérience mémorable, nous n'avons rencontré que des gens sympas, ouverts avec cet esprit montagnard qui les caractérise.

Je suis heureux d'avoir pu partager cette expérience hors du commun en compagnie de mon père que je remercie et dont je suis fier. J'espère qu'à son âge je tiendrai aussi bien la (haute) route !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Posté le 06/08/2008 | 197 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Vidéos persos



Mon passage au Morning-Live :

Hit de la douche / Morning-Live


Les suivantes sont tirées de ma vidéo que j'ai intitulé : Mongolito, ma vie, mon oeuvre... Le pire, c'est que je suis comme ça depuis tout petit ! Des dizaines et des dizaines de personnages qui sont dans ma tête et contre qui je ne peux pas lutter :).

Elles ont toutes été filmées un jour de Noël, il y a environ 9 ans...


Tito, l'écureuil

Foune de

Dr Energizer et son patient

René moniteur de ski à Verbier

DJ Mimi

Afroman

Michael, l'orphelin

Rodrigo est ses problèmes buccaux

Le Domestos, c'est de la drogue !

Professeur Dabrouchka

Slow Star

Toufik, pas content !

Jackie Chane

Le boxeur

Lindaouch

Marlyse, femme battue







Posté le 18/11/2007 | 49 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

Les montagnes

En voilà un sujet qui est vaste !

Bon, je ne vais pas vous parler de ce que je ressens pour la montagne, car j'en ai déjà parler dans ma présentation mais je vais plutôt aborder le côté découverte. Il y a beaucoup de chiffres mais je crois qu'il est aussi intéressant de connaître ça.

Je vais peut-être commencer par les Alpes valaisannes.

Il faut savoir qu'il y a 41 sommets à plus de 4'000 mètres dans les Alpes-valaisannes.

Le plus haut sommet est la Pointe Dufour (Mont-Rose) qui culmine à 4'634 mètres. 7 vallées de Suisse et d'Italie entourent le Mont Rose.

3 en Val d'Aoste : Valtournanche, le Val d'Ayas, la vallée du Lys

2 en Piémont : le Valsesia, la Vallée d'Anzasca

2 en Valais : la vallée de Saas Fée, la Vallée de Zermatt

Le Mont-Rose comporte 8 autres pics distincts : le Nordend (4'609 m.) / Zumsteinspitze (4'563 m.) / Pointe Gnifetti (4'554 m.) / Pointe Parrot (4'432 m.) / Ludwigshöhe (4'341 m.) / Corno Nero (4'322 m.) / Pyramide Vincent (4'215 m.) / Pointe Giordani (4'046 m.). Les accès les plus faciles aux sommets du Mont-Rose se font de Gressoney-la-Trinité et d'Alagna Valsesia. 1ère ascension le 01.08.1855 par Charles Hudson, J. Birkbeck, U. Lauener, C. Smyth, J. G. Smyth, E.J. Stevenson, J. Zumtaugwald et un porteur. 

Le Dom (4'545 mètres) est situé dans le massif des Mischabels. Il est le 3ème plus haut sommet des Alpes Suisse et il est entièrement situé en Valais, à l'ouest de Saas-Fee ce qui fait de lui le sommet le plus élevé qui est complètement dans le territoire Suisse. 1ère ascension le 11.09.1858 par J.L. Davies, Johann Zumtaugwald, Johann Kronig et Hieronymous Brantschen

Le Liksamm est une montagne à l'est du Cervin et à l'ouest du Mont-Rose entre le Valais et le Val d'Aoste. Il a un sommet oriental (4'527 mètres) et un sommet occidental (4'480 mètres). Surnommé parfois "le mangeur d'hommes". 1ère ascension le 19.08.1861 par beaucoup de monde et je vous les citerai pas tous :).

Bon, je ne vais pas vous citer les 41 sommets mais plutôt  en choisir quelques uns.

J'ai fait beaucoup de routes, vu énormément de montagnes et il y a un endroit en Suisse que je vous recommande tout particulièrement. C'est le Val d'Anniviers. De là, vous pourrez admirer une vue imprenable sur la "Couronne Impériale". Cette Couronne comporte 5 sommets à + de 4'000 mètres.

Le Weisshorn (4'506 m.) qui est le cinquième plus haut sommet des Alpes Suisses et il est considéré par la plupart des alpinistes comme l'un des sommets les plus difficile de Suisse. 1ère ascension le 19.08.1861 par John Tindall, Johann Joseph Brennen et Ulrich Wenger.

Le Cervin (4'478 m.) Montagne la plus connue de Suisse... On le voit apparaître sur bon nombre de « souvenirs » et chocolats destinés aux touristes. Sa forme pyramidale en fait un sommet très réputé. L'ascension de sa face nord fut considérée comme « le dernier des grands problèmes des Alpes » avec celle de l'Eiger et des Grandes Jorasses. 1ère ascension le 14.07.1865 par Edward Whymper, Lord Douglas, Peter Taugwalder père et fils, Michel Croz, Charles Hudson et Douglas Hadow.  

La Dent Blanche (4'357 m.) est tout simplement majestueuse. Elle se situe dans la commune d'Evolène. Malgré son nom, ce n'est pas le sommet le plus blanc de la région. La Dent d'Hérens l'est bien plus est c'est à cause d'un officier d'Etat dans les années 1818 à 1862 qui a interverti les 2 sommets qu'on l'appelle comme ça aujourd'hui.1ère ascension le 18.07.1862 par William Wigram, Thomas Stuart Kennedy, Jean-Baptiste Croz et Johann Kronig.

Le Zinalrothorn (4'221 m.), situé près de Zermatt. Arrivé au sommet, une vue imprenable sur le Cervin et le Mont Rose vous y attend. 1ère ascension le 22.08.1864 par Leslie Stephen, F. C. Craufurd et Melchior et Jakob Anderegg.

L'Obergabelhorn (4'063 m.) qui en français signifie "corne supérieure de la fourchette". 1ère ascension le 06.07.1865 par A. W. Moore, Horace Walker (texas Ranger :) et Jakob Anderegg.

2 montagnes me tiennent particulièrement à cœur. Castor (4'223 m.) et Polux (4'092 m.) Non non, je ne vous parle pas du manège enchanté mais de ces 2 sommets qu'on appelle, les jumeaux. Ils sont à la frontière entre le canton du Valais et la région d'Aoste. Le Castor est situé entre le Breithorn et le Mont-Rose. Ces 2 sommets sont appelés ainsi en référence à la mythologie grecque.


Je vais m'arrêter là pour les Alpes valaisannes et je vais vous parler un peu du Mont Blanc.

Le Mont-Blanc est le plus haut sommet de la chaîne des Alpes. Il culmine à 4'810 mètres. Il est le plus haut sommet d'Europe occidentale et le massif du Mont-Blanc s'étend de la Haute-Savoie (Ca voi ou bien ) à la Vallée d'Aoste.

La première ascension par Jacques Balmat et Michel Paccard date de 1786.

On considère assez faussement que son ascension est facile mais longue. Quand on le regarde depuis les Aiguilles du Midi, le Mont Blanc ressemble à « une jolie colline enneigée » à 1'000 mètres plus haut.

Détrompez-vous, le Mont-Blanc fait de nombreuses victimes chaque année. Les chutes de pierres y sont très fréquentes.

C'est l'une des montagne les plus visitées de la planète.

Le massif du Mont-Blanc comporte plusieurs sommets dotés d'un nom assez "rigolos". Exemple : Pain de Sucre, Aiguille du Fou, Dent du Crocodile, Dent du Caïman, Dent du Requin, Aiguille des Ciseaux, Bec d'Oiseau et encore bien d'autres...

4 sommets d'Europe sont plus élevés que le Mont-Blanc, il s'agit de l'Elbrouz (5642 m.), Dykh Tau (5203 m.), Chkhara (5058 m.) et le Kazbek (5'047 m.). Ils ont situés en Russie et Géorgie.

Sommets à plus de 8'000 m.

Il y a 14 sommets à plus de 8'000 m. sur notre planète.

8 848 Everest

8 611 K2 

8 586 Kangchenjunga 

8 545 Lhotse 

8 462 Makalu

8 201 Cho Oyu 

8 167 Dhaulagiri

8 163 Manaslu 

8 126 Nanga Parbat 

8 091 Annapurna 

8 068 Gasherbrum I 

8 047 Brod Peak 

8 035 Gasherbrum II 

8 027 Shishapangma

Le plus connu de tous est biensûre l'Everest. Il se situe sur la frontière entre le Népal et le Tibet. Son nom népalais et Sagarmatha ce qui signifie front du ciel et en tibétin, la déesse de l'univers. Depuis sa première ascension en 1953 par Tensing Norgay et Edmund Hillary, il y a eu plus de 10'000 ascensions qui ont été tentées et 1'659 personnes sont arrivées au sommet. C'est peut-être peu par rapport aux nombres d'alpinistes sur la planète mais cette ascension est devenue une véritable "course à l'argent". Bon nombre de personnes qui ne connaissent que très peu la montagne, qui n'ont pas les aptitudes physiques et surtout mentales tentent chaque année de gravir le sommet. Ils paient très cher pour y aller et le nombre d'autorisations pour gravir cette montagne est très limitée.

Je voudrais rendre hommage au peuple Sherpas. On en parle très peu souvent et sans eux, aucune de ces ascensions n'auraient pu avoir lieu.

Sherpa signifie peuple venant de l'Est.

Le peuple Sherpas est une ethnie d'origine tibétaine. Ce sont des montagnards habitués à la rigueur et la difficulté de l'altitude. Ils sont dotés de facultés d'adaptation physiologiques uniques.

Ils vivent pour la plupart de la culture de patates, sarrasin et de l'élevage de yak. Pour les plus « chanceux », ils sont porteurs et guides pour toutes les personnes qui veulent gravir l'Everest. De jeunes enfants portent déjà des charges qui sont plus lourdes que leur poids. Un Sherpa adulte porte souvent jusqu'à 150 kg sur le dos !!!

Ces hommes qui font ça pour une question de survie (région très pauvre) sont d'un courage et d'une volonté incroyable. Ils connaissent leur montagne par cœur et vouent un véritable culte pour l'Everest.

Le K2 est un sommet qui se situe sur la frontière sino-pakistanaise. Il a été appelé comme ça par T.G. Montgomery en 1856 qui le baptisa Karakoram 2 (Karakoram = massif dans la région montagneuse de Gilgit-Baltistan).

Il est considéré comme bien plus difficile que l'Everest.

L'Annapurna est un sommet de l'Hymalaya et il comprend 6 sommets secondaires. C'est le premier sommet de plus de 8'000 mètres à avoir été gravi. C'était en 1950 par une expédition française.

Pour faire une comparaison, en 2000, 1314 ascensions à l'Everest : 167 morts, pour l'Annapurna, 109 ascensions, 55 morts.

Je voudrais dire à quel point je suis admiratif devant tous ces alpinistes chevronnés qui ont gravi de telles montagnes. On ne se rend pas vraiment compte de la difficulté de ces exploits. Du temps d'adaptation qu'il faut pour que le corps s'acclimate à l'altitude. Les camps de bases ne sont pas la pour rien.

La force mentale joue + que la force physique à une certaine altitude. A 8500 mètres, on a plus que 30 % de ses capacités mentales et physiques. Le moindre geste doit être calculé. C'est un travail de longue haleine, un entrainement de tous les jours.

Respect total à toutes ces personnes qui ont gravi de tels sommets. 



Une pensée à tous les alpinistes, skieurs et snowboardeurs qui ont perdu la vie en montagne


Posté le 07/03/2007 | 49 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

La Vallée d'Aoste

Petite présentation de la région d'où je suis originaire.

Il faut savoir que la Vallée d'Aoste est la région la plus petite et la moins peuplée d'Italie. Sa superficie est de 3262 km2. Elle se situe au nord-ouest du pays à la frontière de la France et de la Suisse. Il y a 37 habitants au km2. On y parle le franco-provençal et l'italien mais aussi différents dialectes.

La Vallée d'Aoste est un vaste réseau de vallées latérales qui plongent toutes vers la veine centrale qu'est la Doire Baltée, laquelle prend sa source dans le massif du Mont-Blanc.

Seul le bas de la vallée centrale de la Doire Baltée se trouve à une altitude inférieure à 500 m ; 58 % à une altitude comprise entre 1 500 et 2 700 m ; 20 % dépassent cette altitude et 6 % sont recouverts par des glaciers, soit 190 km2.

Quatre grands sommets mythiques gardent le val d'Aoste.

Le Mont-Blanc ferme le haut de la vallée centrale (4810 mètres)  avec à sa suite la Dent du Géant et les Grandes Jorasses qui s'élèvent juste au-dessus du Val Veny et du Val Ferret. C'est du côté valdôtain que le Mont-Blanc présente ses faces les plus raides.

Le versant sud du Cervin, monument légendaire autant que montagne mythique, est entièrement valdôtain et veille sur le Valtournenche.

Du haut de ses 4633 m d'altitude et fier d'être le deuxième plus haut sommet d'Europe, le Mont-Rose, aux confins du Val d'Aoste, du Piémont et de la Suisse, domine les vallées valdôtaines de Gressoney, Val d'Ayas...

Enfin, le seul des massifs valdôtains entièrement situé en territoire italien est le Grand Paradis (4061m). Au sein du parc national du même nom, il protège les espèces les plus nobles de la faune et de la flore alpines.

Le paradis des skieurs

Avec ses 868 kilomètres de descente et ses 165 remontées mécaniques, accessibles grâce à un seul forfait, la Vallée d'Aoste a de quoi satisfaire toutes les exigences.

La Thuile, qui forme avec la station française de Rosière l'espace San Bernardo, et la zone de Champoluc sont parfaitement équipées mais ne peuvent rivaliser avec les trois stations reines que sont Courmayeur, Cervinia-Breuil et Pila

A 1.224 m d'altitude, Courmayeur fait face au Mont-Blanc, séparé de Chamonix par le col – et aujourd'hui le tunnel – du même nom. Le téléphérique dénommé «funivie Monte Bianco» conduit à la Punta Hellbronner, à plus de 3.400 mètres.

Pour les skieurs les plus hardis, la traversée en hors-piste de la Vallée blanche sur plus de 20 kilomètres, restera un souvenir mémorable.

La station de Cervinia Breuil, située à 2.000 mètres au pied du Cervin, fait face à Zermatt en Suisse. On skie donc ici entre les deux pays sur 350 kilomètres de pistes immaculées. Avec en prime une vue imprenable depuis le refuge du plateau Rosa, à 3.489 m.

 


Posté le 06/03/2007 | 47 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

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